Interviews

Au colloque de la 4ème Rencontre scientifique du FSOV - 8 janvier 2015

Interview d'Anne-Yvonne LE DAIN - Députée de l’Hérault

Interview d'Anne-Yvonne LE DAIN - Députée de l’Hérault

Interview de Christiane LAMBERT - 1ère vice-présidente de la FNSEA

Interview de Christiane LAMBERT - 1ère vice-présidente de la FNSEA

Interview de Christian HUYGHE - Directeur Scientifique Adjoint « agriculture » à l'INRA

Interview de Christian HUYGHE - Directeur Scientifique Adjoint « agriculture » à l'INRA

Interview de Jean DONNENWIRTH - Directeur juridique et propriété intellectuelle chez Pioneer

Interview de Jean DONNENWIRTH - Directeur juridique et propriété intellectuelle chez Pioneer

Au colloque de la 3e Rencontre scientifique du FSOV - 15 mars 2013

Vidéo de la table ronde

Avec :
Xavier Beulin, Président de la FNSEA
Christian Huyghe, Directeur scientifique adjoint à l'INRA
Claude Tabel, RAGT Semences
Jean-Pierre Langlois-Berthelot, Président de France Export Céréales
Robert Tessier, Sous-Directeur de la qualité et de la protection des végétaux, DGAL, ministère de l'Agriculture

Le point de vue de Jean-Yves Le Déaut, Député de Meurthe-et-Moselle

La loi du 8 décembre 2011 permet le financement de la recherche, car contrairement à ce que pensent ses opposants, c’est grâce à cette loi que toutes les techniques de sélection variétale ont la capacité financière de développer de nouvelles variétés. Le catalogue français compte aujourd’hui 5000 variétés inscrites et 500 nouvelles variétés y sont annuellement ajoutées ; l’impact positif est donc clair, notamment en ce qui concerne les variétés anciennes. La bataille à l’échelle européenne contre l’institutionnalisation du brevet au niveau européen rejoint ce soutien essentiel à la recherche sur la sélection variétale, puisque ce système aboutirait à la propriété du vivant.

Xavier Beulin, Président de la FNSEA

La FNSEA s’engage aux côtés du secteur semences en faveur de la loi du 8 décembre 2011, car elle rejoint leur opposition au brevetage du vivant. De plus, cette loi offre une sécurité juridique pour les agriculteurs concernant les semences de ferme, et un cadre professionnel solide pour éviter d’être dépendant de grands groupes internationaux pour l’approvisionnement en semences. Les objectifs à terme sont de répondre aux exigences des producteurs et de la filière : rester productifs et compétitifs avec nos voisins européens ou mondiaux, et faire en sorte que les attentes en matière sociétale et d’environnement, et les besoins de nos clients soient satisfaits, à travers une offre variétale qui corresponde à l’ensemble de ces aspects.

Christian Huyghe, Directeur scientifique adjoint à l'INRA

Les attentes de la recherche fondamentale : une meilleure connaissance des génomes, leur séquençage à haut débit et la sélection des gènes de résistance d’une part, et les systèmes de culture dans leur environnement, leur régulation et leur résistance aux bio-agresseurs à long terme d’autre part.

Claude Tabel de RAGT Semences

L’objectif des nouvelles technologies et des nouveaux programmes de recherche qui bénéficient du FSOV est de mieux décrypter le génome et de mieux comprendre le fonctionnement des gènes présents dans le blé tendre français : tolérance à la sécheresse, tolérance à l’échaudage, meilleure utilisation de l’azote, élévation du taux de protéine, le gain de productivité.

Jean-Pierre Langlois-Berthelot, Président de France Export Céréales

Quels sont les leviers sur lesquels nous pouvons agir en France afin d’avoir une qualité qui correspond aux exigences des marchés étrangers ? En effet, la France exporte une tonne sur deux de blé tendre, il est donc important de prendre en compte les critères qualitatifs requis par les clients meuniers des pays étrangers. C’est déjà le cas du côté des sélectionneurs, mais de nouvelles contraintes réglementaires, à travers un dispositif d’inscription variétal qui reste prépondérant, pourraient facilement permettre la prise en compte des besoins des pays étrangers.

Robert Tessier, sous-directeur de la qualité et de la protection des végétaux, DGAL, ministère de l'Agriculture

Les décrets de la loi du 8 décembre 2011 sont en cours d’élaboration : le décret sur l’instance nationale des obtentions végétales, sur les laboratoires d’analyses, sur la restructuration du code de la propriété intellectuelle, sur la structuration des réseaux de conservation de ressources phytogénétiques françaises pour l’agriculture et l’alimentation, et enfin sur les semences de ferme. Les discussions entre les professionnels sont engagées ; le ministère de l’Agriculture proposera un médiateur afin d’aider si nécessaire à la mise en place de la liste des espèces végétales concernées et le niveau des rémunérations.



Haut de page