De la création à la distribution

De la création à la distribution

La création de nouvelles variétés est longue et demande des moyens de plus en plus importants. Il existe en France un peu moins d'une centaine d'entreprises de sélection de variétés végétales dans lesquelles travaillent les scientifiques qui cherchent à créer de nouvelles variétés. Ils travaillent souvent en collaboration, pour la recherche fondamentale, avec des organismes publics tels que l'Inra.

Les acteurs de la filière semences et plants

 1ère phase : la création de nouvelles variétés

selection maïs

A partir de variétés déjà existantes et de plantes sauvages, les chercheurs procèdent à différents types de croisements et s'aident de nouvelles techniques, notamment celles issues des biotechnologies, pour obtenir des variétés améliorées présentant de nouvelles caractéristiques intéressantes.

Des variétés plus résistantes aux maladies ou aux parasites, mieux adaptées aux conditions de sols et de climats, plus productives, ayant des caractéristiques technologiques intéressantes pour l'industrie et l'alimentation sont obtenues chaque année pour de nombreuses espèces cultivées.

Les gains obtenus sont considérables : le rendement du blé a triplé en quarante ans en France, le maïs, plante d'origine tropicale, ne cesse de remonter vers le Nord, la composition du colza a été transformée pour produire une huile de grande qualité.

L'inscription au catalogue officiel

C'est une étape obligatoire avant la commercialisation d'une nouvelle variété.
Quand une nouvelle variété a été créée, son obtenteur demande son inscription au catalogue. La variété est alors testée en différents lieux où elle est comparée aux variétés déjà commercialisées. Elle subit des tests de "DHS" (pour Distinction, Homogénéité et Stabilité). Pour les grandes cultures, il existe aussi des tests de "VAT" (pour Valeur Agronomique et Technologique).

Champ de linPlus de 800 nouvelles variétés sont présentées chaque année et seules 30 % des variétés candidates sont effectivement homologuées. Les essais d'inscription sont réalisés par le Geves pour le compte du CTPS (Comité technique permanent de la sélection) qui est habilité à proposer l'inscription des variétés au ministère de l'Agriculture. Les résultats des essais DHS peuvent également être utilisés dans le cadre de la protection des obtentions végétales et sont alors réalisés pour le compte du CPOV(Comité de la protection des obtentions végétales).

2ème phase : la production des semences, la certification

Usine Certification

Pour être mises à la disposition des utilisateurs, les semences de chaque variété doivent être multipliées en quantités suffisantes pendant plusieurs générations pour satisfaire l'exigence de certification obligatoire requise par les règles communautaires. Dans ce but, les entreprises de production de semences passent des contrats avec des agriculteurs-multiplicateurs. Ces contrats sont déposés au Gnis.

Les parcelles de multiplication doivent être indemnes de mauvaises herbes et isolées pour empêcher toute intrusion de pollen étranger qui pourrait féconder la variété produite.

Les semences, une fois multipliées aux champs, sont reprises par les entreprises de production qui vont les trier, les façonner, les traiter ou les enrober et enfin les conditionner avant de les commercialiser. Pour ce faire, les entreprises de production de semences doivent obligatoirement disposer d'équipements spéciaux, de laboratoires et de personnel spécialisé.

Les contrôles de production

Pour les semences certifiées, des contrôles sont effectués dans les champs de multiplication pour vérifier l'identité et la pureté variétale et le respect des règles de production. Ces contrôles sont effectués par le SOC avec le concours des techniciens agréés des Établissements producteurs.

Dans les usines, des contrôles sont également réalisés et des échantillons de chaque lot de semences sont prélevés et analysés afin de vérifier la germination, la pureté spécifique ainsi que l'état sanitaire. Ces analyses sont réalisées par des laboratoires d'entreprises autorisés officiellement ou par la SNES. Les semences ne seront certifiées que si elles sont conformes à la réglementation française et européenne.

Mission du SOC

Un certificat officiel est apposé sur chaque emballage qui garantit la conformité du produit au moment du contrôle.
Pour les semences potagères standard, le contrôle officiel est effectué uniquement par sondage a posteriori sur les lots de semences à la sortie des chaînes de conditionnement.

3e phase : la commercialisation des semences

Une fois produites et conditionnées, les semences sont vendues aux agriculteurs (utilisateurs) ou aux particuliers par l'intermédiaire des distributeurs qui ont de nombreux points de vente répartis sur le territoire. Il peut s'agir de coopératives ou de négociants ou, pour certaines filières spécialisées, d'utilisateurs industriels.

Les contrôles de commercialisation

Des agents du service de la répression des fraudes visitent les distributeurs et font également, par sondage, des prélèvements de semences dans certains emballages pour vérifier a posteriori qu'elles sont aux normes.

4e phase : l'utilisation des semences

semis

Les semences sont semées par les agriculteurs ou les particuliers pour obtenir une production destinée à être consommée directement par l'homme ou l'animal, à être transformée par un utilisateur industriel ou à être cultivée dans un but ornemental. Toute la filière semences travaille à satisfaire ces besoins dans toute leur diversité.



Haut de page