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Communiqués généraux

Le Gnis redoute les conséquences de la suspension de trois insecticides par la Commission européenne

03 mai 2013

L’absence de majorité qualifiée parmi les Etats membres de l’Union européenne pour une suspension pendant deux ans de trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes a remis la décision de restreindre leur utilisation entre les mains de la Commission européenne.
Le Gnis souhaite que les mesures de précaution et d’expérimentations «grandeur nature» réalisées par les entreprises semencières, les agriculteurs, les instituts techniques et la recherche publique française, soient étendues à toute l’Europe et que leur efficacité soit étudiée avant toute suspension de ces produits.

En effet, les éléments motivant la suspension de ces trois insecticides viennent de pays européens qui n’ont pas instauré toutes ces mesures de précaution. A l’inverse, les entreprises semencières françaises se sont soumises à une série de procédures limitant les risques d’émission des poussières issues de semences traitées au sein de leurs infrastructures et à un contrôle de leur efficacité. Destinées non seulement à protéger l’utilisateur mais aussi l’environnement, ce Plan Qualité Poussières limite les disséminations chargées en matières actives mises en cause dans la mortalité les abeilles, en particulier grâce aux équipements supplémentaires mis en place par les agriculteurs sur leurs semoirs.

La suspension de ces trois produits de traitement poserait de nombreux problèmes. En effet, ces traitements ne possèdent pas d’équivalents en termes d’efficacité.
Ainsi, dans le cas du maïs, ils luttent par exemple contre des insectes du sol, les taupins. Les pertes économiques évaluées pour la filière seraient de 51 à 156 millions d’euros.

Les conséquences économiques de cette interdiction sur l’industrie semencière et l’agriculture françaises pourraient être la délocalisation des productions de semences hors de l’Union européenne, une perte d’activité pour les agriculteurs multiplicateurs, des fermetures d’usines de production en zones rurales et la fin du cercle vertueux des investissements en recherche. Investissements qui ont fait de la filière semencière française un leader mondial, et de la France le premier exportateur de semences au monde.

Contact :

Delphine Guey – Responsable des affaires publiques et presse du GNIS
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Contact presse : Julie Schadt : 01.42.33.86.77 / julie.schadt@gnis.fr





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