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Semences : la qualité française plébiscitée par l’Union européenne !

09 décembre 2015

Malgré une campagne compliquée suite à de nombreuses incertitudes sur certains marchés, notamment l’Europe de l’Est, le commerce extérieur semences et plants 2014/15 affiche un solde bénéficiaire record de 841 M€ grâce à un recul des importations de 10% à 618 M€ et une reprise des exportations de 3% à 1 459 M€. En tonnages, les évolutions sont plus marquées (+7% à l’export et -18% à l’import) du fait d’une baisse sensible des prix de marché, notamment pour les espèces leaders telles que le maïs et les oléagineux, mais aussi les céréales et la pomme de terre.

La part des semences et plants dans le solde de la balance commerciale du commerce extérieur français des produits agricoles, sylvicoles et piscicoles, progresse sensiblement de 23,8% à 28,4%.

Ainsi, la France réaffirme sa place de leader mondial des exportations de semences[1] devant les Pays-Bas et les USA. Les entreprises de la filière, en majorité des PME[2] exportent vers 150 pays.

Ces excellents résultats à l’exportation ne doivent cependant pas cacher qu’au plan mondial, les 3 premières multinationales augmentent régulièrement leur part du marché mondial des semences pour atteindre cette année 50%[3].

A l’import comme à l’export, le maïs fait la différence

La hausse conjoncturelle des importations de la dernière campagne passée, les échanges de maïs retrouvent des niveaux comparables aux années antérieures et affichent un solde de 462 M€, une progression de 23%, grâce à une chute de 30% des importations et une reprise des exportations de 3% à 604 M€, soit 188 600 tonnes. Malgré une conjoncture difficile sur la Russie et l’Ukraine, les semences oléagineuses, notamment le tournesol, affichent une belle reprise des exportations (+6%) pour un total de 227 M€ permettant ainsi de dégager un solde excédentaire de 122 M€ (+8%). Les plants de pomme de terre participent aux résultats avec de nouveaux records réalisés à l’export (65 M€) et par le solde de la balance commerciale en hausse de 17% à 53 M€.

La part de l’Union Européenne s’accroît face aux pertes enregistrées sur la CEI Occidentale

74% des exportations de semences françaises sont à destination de l’Union Européenne, 2% de plus qu’en 2014, avec l’Allemagne qui affirme son poids prépondérant au sein de la zone (254 M€). Cette année, une baisse sensible des importations (-7%) et des exportations en hausse de 6% permettent une progression de 13% du solde de la balance commerciale, avec les autres pays de l’UE, à 734 M€. Les pertes enregistrées sur la Russie et l’Ukraine, ont été compensées en partie par un essor des exportations sur l’UE, en particulier vers la Hongrie, l’Espagne, la Pologne et la République tchèque. A cela s’ajoute, l’essor remarquable du blé tendre (+63%) sur la Hongrie qui devient le 1er partenaire de la France pour cette espèce.

Sur les pays tiers, des pertes à l’Est, mais des records sur le Proche et Moyen Orient

Le solde excédentaire des échanges de la France avec les pays tiers repart à la hausse (+13%) et atteint 171 M€. Il est le reflet d’une baisse sensible (-15%) des importations, essentiellement en maïs (-54 M€), car les exportations affichent un recul, pour la seconde année consécutive, et totalisent 378 M€ (-4%). La CEI Occidentale[4] reste la première zone cliente de la France sur les pays tiers, malgré un repli de 24% des exportations à 111 M€, essentiellement sur l’Ukraine et la Russie. Surle Proche et Moyen Orient, les exportations françaises affichent un record de 55 M€, près du double de l’année dernière. La croissance concerne principalement les marchés turc (+45%), iranien (+66%) et saoudien (le double de 2014). Sur l’Afrique du Nord, la tendance est à la hausse sur tous les pays, mais surtout le Maroc (+11%) et l’Algérie (+15%). Sur les USA par contre, le solde déficitaire de la balance commerciale se détériore de 41% à -53 M€. En cause, le tournesol dont les importations continuent de croître fortement (+55%). Le même scénario s’observe sur l’Asie. L’effet conjuguée de la reprise des importations (+12%) et une stabilité des exportations à 21 M€ contribuent à accroître de 44% le déficit de la France avec cette région.

[1] Hors pomme de terre, légumes secs et autres semences
[2] MICRO E : 24%, PME : 51%, ETI : 18%, autres : 7%
[3] Source : Phillips Mc Dougall (mars 2015)
[4] Belarus, Moldavie, Russie, Ukraine

Contacts :

Marie-Pierre DEBRABANT – Chargée des Statistiques Internationales
Tel : 01 42 33 76 70 – marie-pierre.debrabant@gnis.fr

Delphine GUEY – Responsable des Affaires publiques et presse
Tél : 01 42 33 88 27 / 06 08 28 49 12 - delphine.guey@gnis.fr





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