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Communiqués généraux

Les semences et plants contribuent pour 43% à l’excédent commercial des produits agricoles français !

25 janvier 2017

Après une pause en 2014-2015, le commerce extérieur semences et plants 2015/16 repart à la hausse en affichant un solde bénéficiaire historique de 901 M€, soit 43 % du solde commercial des produits de l’agriculture, de la forêt et de la pêche. La France reste le leader mondial des exportations de semences de grandes cultures[1] devant les USA et les Pays-Bas.

Les entreprises de la filière[2], en majorité des PME et des ETI, exportent pour 1,6 milliard vers 150 pays. La hausse des prix à l’international, notamment en oléagineux, maïs et pomme de terre, est la principale responsable de cette performance. Dans ce contexte, Les exportations ont augmenté de 7% compensant largement une hausse de 8% des importations à 667 M€, permettant ainsi à la filière semences de dégager un excédent de 901 M €.

La part des semences et plants dans le solde de la balance commerciale du commerce extérieur français des produits de l’agriculture, de la forêt et de la pêche atteint ainsi un niveau record jamais égalé de 43%, contre 28,4% en 2014/15 du fait d’une baisse sensible de la valeur des exportations de céréales de consommation, résultat d’un recul des quantités vendues associé à une baisse des prix.

Le tournesol et les potagères sont les secteurs les plus en croissance à l’export

Le maïs reste la principale espèce contribuant à la balance commerciale française des semences avec un solde positif de 423 M€, même si ce dernier a diminué de 8%.

Celui des potagères et florales atteint un record historique de 267 M€ (+19%). L’Union Européenne est le principal acheteur de semences potagères fines (62% des exportations françaises).

Les exportations de semences oléagineuses bondissent globalement de 31 %, dégageant un excédent commercial de 190 M€. Elles sont portées par le tournesol dont les exportations gagnent 48%. Après deux campagnes incertaines, les échanges ont en effet repris significativement avec la Russie et l’Ukraine, principaux marchés pour les oléagineux à l’export.

Enfin, la filière des pommes de terre a également vécu une campagne dynamique d’échanges, portée par une remontée des prix de marché et une reprise sensible (+34%) des ventes sur les pays de l’UE.

Retour vers les pays de l’Est

Sur les 901 M€ d’excédent commercial, 647 M€ résultent des échanges avec les partenaires de l’Union européenne, Allemagne en tête suivie de l’Espagne, l’Italie puis les Pays Bas. La plus forte variation vient de la demande de l’Autriche pour les semences de maïs (+52%), de tournesol (+86%) et de colza (+50%).

L'excédent commercial vers les pays tiers atteint la valeur record de 254 M€ (+49%). Cette situation résulte de la reprise de nos échanges commerciaux avec la CEI Occidentale après deux campagnes difficiles dues à des tensions économiques et géopolitiques entre l’Ukraine et la Russie.
La tendance est haussière sur tous les autres marchés à l’exception des pays du Proche et du Moyen Orient.

Le Gnis accompagne les développements internationaux

Le Gnis est aussi présent à l’étranger. Son Service des relations internationales a pour objectif de représenter et promouvoir l’expertise française et de servir le développement de la filière semencière française à l’international en créant un contexte favorable à nos exportations.

Cela passe par la mise en œuvre et le suivi de projets de coopération avec des pays-tiers, par l’appui aux entreprises et par le suivi des négociations et règlementations internationales.

Le Gnis accompagne les pays tiers dans le développement de leurs filières semences par une coopération soit bilatérale soit impliquant plusieurs pays via les organisations régionales (APSA (Asia and Pacific Seed Association) en Asie-Pacifique, AFSTA (African Seed Trade Association) en Afrique). L’objectif pour ces pays est de redynamiser leur production agricole (Iran, Kazakhstan, Sénégal,…). L’accompagnement du Gnis prend la forme de conseils ou formations pouvant porter sur la mise à niveau des systèmes de contrôle et certification en vue d’agréments OCDE ou UE, sur les systèmes de protection des obtentions végétales, sur le développement de la recherche, sur la gestion des ressources génétiques.

Le Gnis aide au développement de partenariats de ces pays avec la France. Il intervient également dans la résolution d’obstacles techniques au commerce.

[1] Hormis les légumes secs, non comptabilisés

[2] Micro entreprises : 24 %, PME : 51%, ETI : 18%, autres : 7%

Contacts :

François Burgaud – Directeur des Relations Extérieures
Tel : 01 42 33 76 94 / 06 87 77 50 10 – francois.burgaud@gnis.fr

Delphine Guey - Responsable des Affaires publiques et presse
Tel : 01 42 33 88 27 / 06 08 28 49 12 - delphine.guey@gnis.fr





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