Mécanisme de solidarité Diabrotica

Mécanisme de solidarité Diabrotica

L'installation de la chrysomèle en France

Diabrotica virgifera virgifera (Le Conte) est un insecte ravageur du maïs qui gagne du terrain en France depuis sa première découverte en 2002 en Île-de-France puis avec la multiplication à partir de 2009 des foyers en Alsace et en Rhône-Alpes. En cas de très fortes infestations, ce coléoptère peut provoquer des dégâts importants pouvant aller jusqu'à l'absence de récolte. Ils sont essentiellement causés par les larves de l'insecte qui se nourrissent des racines du maïs, ainsi que par les adultes qui s'attaquent aux soies et aux feuilles.

Les étapes de l'installation :

1990 :  Première découverte de Diabrotica virgifera virgifera en Europe (à proximité de l'aéroport de Belgrade en Serbie). 

2002  :  Première introduction en France (autour des aéroports : Roissy, Orly…) et en Italie (en Lombardie).
 
2009 : - Multiplication de foyers en Alsace et Rhônes-Alpes, présence en Bourgogne.  
            - Premiers dégâts économiques significatifs en Italie. 
            - Accord interprofessionel sur la création du mécanisme de solidarité en septembre et extension en novembre.

        Un organisme nuisible de quarantaine dans l'Union européenne

        Sur le plan réglementaire, Diabrotica est considéré comme un parasite nuisible de quarantaine, ce qui explique que les États mettent en œuvre un dispositif de surveillance de leur territoire et des mesures de lutte obligatoire en cas de détection de l'insecte. Dans les territoires indemnes, ces mesures visent à surveiller l'apparition de l'insecte et à l'éradiquer dès sa détection. Dans les zones infestées (trois années successives de piégeages au même endroit), les mesures ont pour objectif de limiter sa propagation par un programme de confinement de l'insecte.

        Devant l'impact économique important de ces mesures de lutte obligatoire, les professionnels de la filière maïs ont décidé de mettre en place en 2009 un mécanisme de solidarité permettant de contribuer financièrement aux frais engagés par les agriculteurs touchés par ce parasite. 


             

            Pour tout renseignement : section.mais-sorgho@gnis.fr 



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