La recherche variétale doit être financée

La recherche variétale doit être financée

Il y a 40 ans, à l’initiative des agriculteurs, les pouvoirs publics ont mis en place la réglementation des semences. Celle-ci permet de garantir l’identité et la pureté variétales, la qualité sanitaire et germinative des semences. Avec le souci premier de l’intérêt collectif, la filière semences s’est organisée pour permettre une mise en marché des semences fiable et responsable.
L’utilisation de semences certifiées est la principale source de financement de l’indispensable création variétale. Celle-ci permet de mettre à disposition des agriculteurs plus de 55 nouvelles variétés de céréales par an !

Les deux modes de financement de la création variétale

Le financement de la recherche : royalties et CVO

L’addition des exigences = des coûts de recherche plus élevés

La progression des rendements et l'adaptation aux besoins technologiques du marché sont le résultat d'un effort constant des chercheurs.
La progression spectaculaire des 50 dernières années (voir argumentaire N°1 ) était relativement plus facile : il s'agissait de raccourcir les variétés, les rendre moins sensibles à la verse, au froid, aux maladies...
Désormais, pour progresser encore, il faut agir sur des facteurs plus coûteux.


Car aujourd'hui les demandes ont évolué :
• résistance à plusieurs maladies simultanées,
• volonté d'associer rendement et qualité,
• adaptation aux besoins des consommateurs.


Il faut donc réaliser des croisements et trier en associant un nombre de critères de plus en plus élevés.
Ensuite, c'est mathématique : plus le nombre de tests augmente, plus le coût de la recherche augmente. De plus, en amont, pour satisfaire les marchés, il y a obligation de disposer d'un nombre de variétés potentielles beaucoup plus important. 

 Le FSOV, créé pour aider la recherche sur le blé tendre

Créé en 2001, le Fonds de Soutien à l’Obtention Végétale est destiné à financer des programmes de recherche collectifs dans le domaine du blé tendre. Sa finalité étant la sélection de variétés adaptées à une agriculture durable plus respectueuse de l’environnement.


Les programmes, soumis à appel à propositions, doivent privilégier les facteurs de régularité du rendement et permettre de répondre aux qualités exigées par le marché.
Chaque dossier est soumis au comité scientifique du FSOV. Présidé par le Président de la section céréales à paille du CTPS, ce comité réunit des personnalités qualifiées issues de l’administration, de la recherche publique et privée, des instituts techniques professionnels.Il s’appuie également sur des avis d’experts indépendants et le choix définitif est réalisé par un comité d’engagement.


Depuis sa mise en place, 40 programmes ont été retenus, financés à part égale entre le FSOV et différents partenaires des programmes. 21 programmes sont arrivés à échéance et font l’objet de communication scientifique : colloque et édition d’une synthèse.

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