Pourquoi conforter le financement d’une recherche française dans la création de nouvelles variétés végétales ?

Pourquoi conforter le financement d’une recherche française dans la création de nouvelles variétés végétales ?

juin 2016

La filière française des semences peut être considérée comme un pôle d’excellence. En effet, son chiffre d’affaires la classe au 1er rang des pays européens et au 3e rang mondial, derrière les USA et la Chine.

C’est ainsi que les 73 sélectionneurs qui font de la recherche en France créent, chaque année, plus de 500 nouvelles variétés inscrites chaque année sur une des listes du Catalogue officiel français. Celles-ci viennent compléter et renouveler les 6 300 variétés, toutes espèces confondues, proposées aux agriculteurs par le Catalogue français.

main d'un sélectionneur flattant les épis de blé vertsCe progrès génétique est constant. En effet, la France a mis en place, pour les espèces agricoles, des tests qui interdisent à un obtenteur de proposer à la vente une nouvelle variété, si elle n'apporte pas un progrès mesurable par rapport à celles qui existent déjà.

Au total, ce sont plus de 300 millions d'euros qui sont investis chaque année par ces entreprises de sélection, dont il faut souligner qu'elles sont, pour l'essentiel, des PME ou des coopératives. Cet investissement représente 13 % du chiffre d'affaires, c'est-à-dire plus que dans la pharmacie ou l'informatique.

Cependant, si ces résultats sont remarquables, ils sont fragiles, en particulier pour les espèces concernées par une pratique importante de semences de ferme. En effet, jusqu'à la loi du 8 décembre 2011 relative aux certificats d’obtention végétale, le financement de la recherche variétale n'était assuré que par les agriculteurs qui achetaient des semences certifiées. La loi contribue au développement de la recherche variétale sur toutes les espèces végétales (y compris mineures). C’est même sur les espèces mineures où les investissements en sélection sont difficiles à rentabiliser (pois, féverole, etc…) et où la part des semences de ferme est importante (60 %, voire plus) que la loi était attendue.

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